mo) :
La transmission d’entreprise ne concerne pas moins d’une PME sur 20 chaque année, le plus souvent du fait du départ à la retraite du dirigeant ou de sa volonté de réaliser une opération financière sur la cession. Parmi ces transmissions, certaines se font sous le statut de Scop, par les salariés eux-mêmes. C'est à ces dernières qu'est consacré le dossier du dernier numéro de la revue de la Confédération générale des Scop, Participer . L'occasion de contrecarrer une idée fausse selon laquelle ces reprises ne concernent que des entreprises en difficulté. Comme le précise la CG-Scop : « Sur les quelque 200 Scop créées chaque année, moins de 5 % sont issues de redémarrages d’entreprises en difficulté. La très large majorité des créations de Scop sont des nouvelles entreprises ou des entreprises transformées en Scop à la suite du départ à la retraite du dirigeant fondateur. » De fait, de 2006 à 2010, 155 Scop ont été créées dans le cadre d'une reprise d'entreprise saine, contre seulement 72 d'une entreprise ayant des difficultés. Il faut ajouter à ces créations 67 transformations d'associations en société coopérative ouvrière de production.


