« Quasiment tous les États membres ont amélioréleurs résultats en matière d’innovation »,sans pour autant combler leur retard par rapport aux leaders mondiaux dudomaine que sont les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud. Le tableau debord de l’Union de l’innovation 2011, publié le 7 février, fait ressortir leslacunes européennes en matière d’innovation qui concerne notamment le secteurprivé. « Les activités d’innovation des entreprises jouent unrôle décisif pour atteindre des positions de premier rang au niveau européen etinternational » rappelle ainsi laCommission européenne.
Les pays classés « champions de l’innovation » de l’UE, à savoir la Suède, le Danemark,l’Allemagne et la Finlande, sont également ceux qui investissent évidemment leplus dans la R&D, mais aussi ceux dont les activités des entreprises dansce domaine et la collaboration entre les secteurs public et privé sont les plusintenses. Ils sont talonnés par les « suiveurs » (la Belgique, le Royaume-Uni, les Pays-Bas,l’Autriche, le Luxembourg, l’Irlande, la France, la Slovénie, Chypre etl’Estonie), dont les résultats sont proches de la moyenne des 27 membres del’UE. Viennent ensuite les « innovateurs modérés » (l’Italie, le Portugal, la République tchèque,l’Espagne, la Hongrie, la Grèce, Malte, la Slovaquie et la Pologne) et les« innovateurs modestes »(la Roumanie, la Lituanie, la Bulgarie et la Lettonie), dont les performancessont inférieures ou nettement inférieures à la moyenne de l’UE 27.
Concernant plus spécifiquement la France, dont laperformance est supérieure à la moyenne européenne, ses faiblesses, qualifiéesde « relatives » par laCommission, viennent principalement des investissements des entreprises et desactifs de propriété intellectuelle. En revanche, ses systèmes de recherche etde financement sont mis en avant. Lors de la présentation de ce tableau debord, Máire Geoghegan‑Quinn,commissaire chargée de la recherche, de l’innovation et de la science,rappelant la nécessité de créer « de toute urgence » un espace européen de la recherche, a estimé que« nous avons besoin de systèmes nationaux de recherche etd’innovation équilibrés, qui fournissent aux entreprises un environnementpropice à l’innovation ».


