Axe majeur de la stratégie UE 2020, le numérique est l’un des 7 volets industriels que l’UE soutient fortement au travers de l’Agenda numérique, adopté le 31 mai 2010. L’UE y préconise notamment la création d’un marché unique du numérique pour pallier les difficultés des entreprises européennes et l’absence de « champions européens » dans le domaine. Ce marché unique repose notamment sur le haut débit, l’interopérabilité, mais aussi sur la recherche et l’innovation.
Alors que les technologies de l’information et de la communication (TIC) représentent un chiffre d’affaire annuel de 660 milliards d’euros, soit 5 % du produit intérieur brut (PIB) européen, le Centre d’Analyse Stratégique (CAS) émet, dans sa note intitulée « L’Agenda numérique européen », 5 propositions pour « inscrire pleinement la France dans la mise en œuvre de l’Agenda numérique » et permettre aux entreprises de bénéficier de la croissance du secteur.
Dans ce contexte, le CAS identifie, en complément des préconisations européennes, des leviers d’actions pour remplir les objectifs définis par l’UE. Premier d’entre eux, le développement d’une offre de Cloud Computing européenne passe, pour les auteurs de la note, par la définition d’un « cadre réglementaire commun » et par « des développements technologiques dans l’ensemble des segments de ce secteur (depuis les fermes de serveur jusqu’aux couches logicielles applicatives) qui puissent être compétitifs à l’échelle de l’Union européenne » et ce en articulant « l’action française avec les actions européennes ».
Ensuite, le CAS préconise de « définir au plus tôt les conditions d’interopérabilité que devront respecter l’ensemble des systèmes d’authentification et de signature électroniques en Europe », mais aussi de « renforcer la protection des données personnelles à travers un ensemble cohérent d’instruments (chartes, labels, organe de contrôle) ». Parallèlement, les auteurs soulignent la nécessité d’une participation européenne à la gouvernance et au développement de l’Internet des objets en « favorisant l’essor de services européens d’attribution et de gestion des identités numériques ».
Source Naja Presse


